Sunday, October 15, 2017

Photo de Dominique Issermann (qu'on aperçoit dans le verre-miroir)

F aites passer le message


Il n'y a qu'un seul sujet : la Genèse. Cours d'interprétation Jouer comme Gérard au café Pas Si Loin à Pantin (1, rue Berthier) ce lundi à 15h30 (premier cours) et à 18h (deuxième cours) et jusqu'en décembre (ouverture au public en décembre). 5 € le cours. 5 € pour l'adhésion à l'association Pas Si Loin
« Le dataïsme menace de faire subir à Homo sapiens ce que ce dernier a fait subir à tous les autres animaux. Au cours de l'histoire, les hommes ont créé un réseau mondial et évalué chaque chose à l'aune de sa fonction dans ce réseau. Des millénaires durant, cela a nourri l'orgueil et les préjugés humains. Les hommes assumant les fonctions les plus importantes dans ce réseau, il nous était facile de nous attribuer le mérite de ces réalisations et de nous considérer comme le faîte de la création. La vie et les expériences de tous les autres animaux étaient sous-évaluées parce que leurs fonctions était bien moins importantes, et chaque fois qu'un animal cessait de remplir une fonction, il s'éteignait. Toutefois, le jour où nous, humains, perdront notre importance fonctionnelle dans le réseau, nous découvrirons que nous ne sommes pas du tout le sommet de la création. Les étalons de mesure que nous avons consacrés nous condamneront à rejoindre aux oubliettes les mammouths et les dauphins d'eau douce de Chine. Rétrospectivement, l'humanité n'aura été qu'une ondulation dans le flux de données cosmique. »

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« Tout ce qui respire se nourrit d'invérifiable ; un supplément de logique serait funeste à l'existence, ─ effort vers l'Insensé... Donnez un but précis à la vie : elle perd instantanément son attrait. L'inexactitude de ses fins la rend supérieure à la mort ; ─ un grain de précision la ravalerait à la trivialité des tombeaux. Car une science positive du sens de la vie dépeuplerait la terre en un jour ; et nul forcené ne parviendrait à y ranimer l'improbabilité féconde du Désir. »

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« u n visage et une érection à la fois, paysage trop humain, cela s’appelle de la pornographie »



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« Les subventions à l’heure actuelle sont toutes destinées à détruire notre environnement. »

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L e Message (de la société marchande)


« nous vivons dans une époque qui a besoin de retrouver le Bien, donc la source de tout bonheur, dans les choses — au moins, ça, c’est le message que les publicités ne nous font que nous communiquer » 
« Le Bien, c’est-à-dire la source de votre bonheur est à retrouver non pas en Dieu, non pas dans votre action, non pas dans l’histoire, non pas dans la guerre, mais dans cette veste, dans cette voiture, etc. »
« l’économie marchande est une utopie, en fait, c’est ça que parfois on oublie »

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Tu veux venir au cours avec ton fils ? Cool ! Seule condition : parlez-nous de la Genèse (n’importe laquelle, mais, cette année, pour la première fois, j’impose un thème). Du commencement du monde. (C’est bien ton domaine !)
Lundi, c’est à 15h30 (jusqu’à 17h30) ou — deuxième cours — à 18h (jusqu’à 20h). Au choix.
5€ le cours + 5€ pour l’adhésion à l’année à l’association si la dirlo passe par là…
Bisous, 
Yvno

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K ate Moran (rerun)

« Si seulement j’étais riche, je pourrais écrire « bonheur ». »

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D éfilement des images


« Penser n'est pas rêver. Penser c'est un défilement d'images, rêver est un défilement d'images et regarder la télévision est un défilement d'images mais pourtant il y a une différence entre penser et rêver. C'est à dire que quand on pense on a un défilement d'images mais on voit les images. Tandis que quand on rêve il y a un défilement d'images et pourtant on ne voit pas les images. Donc il y a une différence entre regarder la télévision-qui est comme penser- c'est à dire des images qui défilent et rêver qui est un peu différent. Quand on rêve on ne voit pas les images qui défilent. »

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Saturday, October 14, 2017

S erena, je crois n'avoir jamais rien vu d'aussi beau que ton expo ! Ce musée te va comme un second vêtement, c'est sublime ! Yvno

« Les mots de notre langage ont soudain les résonances de notre plus lointain passé. »

« Il imaginait un roman sans savoir où le livre allait le conduire. »

Titre : 
Je n'ai pas d'amis, des tristesses s'embrasent

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A doration


« les humanistes adorent les humains »

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O n ne peut pas faire semblant d'être mort


« Tenter d'être immobile est chorégraphique, sourit-il avec délectation. Parce que l'immobilité est impossible à atteindre... à moins d'être mort. »

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Non, il n'y a pas de critères de sélection, c'est complètement ouvert. L'idée, c'est d'avoir assez de demandes pour choisir et constituer un groupe cohérent (dans un sens ou dans un autre suivant ce qui se présente), mais il n'est pas sûr du tout qu'on atteigne un nombre de demandes suffisant pour pouvoir choisir. En fait, c'est toujours l'idée d'avoir les « meilleurs », mais c'est si rare les meilleurs, pour — utopie — constituer un groupe avec lequel parcourir le monde... 
YN

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Titre :
A Call To Revolution

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« cet humain qui boit le mal au goulot »

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« La personne pornographiquement correcte dans le miroir m’effraye »

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« Les enfants sont hautains, dédaigneux, colères, envieux, curieux, intéressés, paresseux, volages, timides, intempérants, menteurs, dissimulés ; ils rient et pleurent facilement : ils ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très petits sujets ; ils ne veulent point souffrir de mal, et aiment à en faire : ils sont déjà des hommes. » 

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M arais


Très belle expo aussi des virtuosités abyssales de Georges Rousse, au 16, rue des Quatre Fils
Et une œuvre très belle chez Perrotin, à l’étage : on s’allonge et on regarde un plafond lumineux, on aimerait avoir ça chez soi… (de Julio Le Parc)
Sinon, c’est braderie chez Jean Colonna (pour celles qui veulent s’habiller comme moi) à -70% (22, rue Debelleyme, ouvert à partir du mercredi)

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D e lourds rideaux d’atmosphère noire


« L'écriture, elle est là, toujours prête à hurler, à pleurer, on ne l'écrit pas. Ce sont des émotions de cet ordre, très subtiles, très profondes, très charnelles, aussi essentielles et complètement imprévisibles, qui  peuvent couver des vies entières dans le corps.  C'est ça, l'écriture. C'est le train de l'écrit qui passe par votre corps. Le traverse. »                   
                                                                   
Je suis sorti à l'entracte du spectacle de Lupa, Des arbres à abattre, à l'Odéon, et je n'en ai même pas honte. Je ne pensais pas voir ce spectacle, mais des amis m'ont appelé, il y avait une place à 10€ qui s'était libérée, l'Odéon est le plus beau théâtre de Paris (les Bouffes du Nord le plus beau théâtre du monde), bref, excitation. Mais j'ai trop dormi dans cette première partie, j'étais sans doute trop loin, en fond de loge au premier balcon. Qu'est-ce que c'est ? C'est excellemment joué, donc, ça, ça fait toujours plaisir (mais j'étais trop loin). Qu'est-ce que ça raconte ? Eh bien, ça raconte une mise en scène venue d'un pays néo nazi  d'une pièce ou de l'adaptation d'un roman plutôt je crois d'un autre pays néo nazi. La Pologne. L'Autriche. Bien sûr, il est censé être question de dénonciation. Mais la dénonciation, n'est-ce pas la même chose que l'énonciation ? Words, words, words. Dehors, la pollution. Même effet que cet été à Avignon : pourquoi le spectacle ne parle-t-il pas de l'attentat de la nuit dernière ? pourquoi ne parle-t-il pas de la pollution (mais semble dénoncer « autre chose ») ?

J'aurais pu y entrer. C'est une question de disponibilité, de contexte. On est disponible ou pas. En ce moment, je travaille sur Proust et le problème, c'est que ça ternit à peu près tout, Proust. Pas tout non plus. Ça ne ternit pas les spectacles de Peter Brook, par exemple, ça ne ternit pas tous les travaux qui relèvent de cette notion apparement inusité si on lit les journaux, si on regarde les programmations des théâtres de gauche : le cœur. (Vous vous souvenez de la phrase de Valéry Giscard d'Estaing à François Mitterrand : « Vous n'avez pas le monopole du cœur », une phrase qui avait fait mouche et qui continue d'être vraie parce que les théâtres administrés par la gauche croit toujours avoir le monopole du cœur et par conséquent n'en ont aucune idée. Des spectacles avec du cœur, il y en a forcément, mais il faut les chercher dans cette forêt d'arbres à abattre. Le dernier que j'ai vu — infini —, c'est Vous méritez un avenir meilleur (quel beau titre !), le spectacle sur la Traviata de Judith Chemla et Benjamin Lazare. 

En une de « Libération » je lis une phrase sur le silence assourdissant des politiciens en particulier des ministres de la santé et de l'environnement à propos de la pollution aux particules fines qui nous rentre dans les bronches depuis une semaine. Les politiciens n'en parlent pas ? Parce que c'est réel. Le spectacle de Lupa n'en parle pas ? Même raison. 

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E ncore un sosie : je ne me reconnais pas, mais je reconnais le bijou que m'avait offert et fabriqué Kate Moran


Photo Balthazar F. Lefebvre

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« Voyageur si triste,
Tu suis quelle piste ? »

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« wading through treacle »

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Titre :
How Do We Know We’re Human?

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O pium


« « Le peuple est l'opium du christianisme *», ce dont il faut se rappeler chaque fois que l'espoir renaît à gauche. »



* Ou du capitalisme

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Q uelques jours encore pour la sublime et très effrayante expo de Bruno Perramant, 14 bd de la Chapelle, galerie In Situ



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D ogma


« Vous pouvez ne pas souscrire à l'idée que les organismes sont des algorithmes, et que les girafes, les tomates et les êtres humains ne sont que des méthodes différentes de traitement des données. Mais sachez que c'est un dogme scientifique actuel, et qu'il change le monde au point de le rendre méconnaissable. »

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Friday, October 13, 2017

Yves-Noël Genod sera assisté par Aidan Amore qui partagera les rudiments de la technique hollywoodienne Actors Studio

Aidan Amore est un très jeune artiste transdisciplinaire actif en tant qu’acteur, performeur et plasticien, se produisant en Suisse, aux Etats-Unis, ainsi qu’en France. Je l’ai rencontré au moment où je cherchais des gens pour mon dernier spectacle La Beauté Contemporaine (représenté à Paris en mars 2017) dans lequel il partageait déjà — avec le public — les rudiments de la célèbre technique de jeu hollywoodienne Actors Studio. C’est ce que je lui ai demandé de réitérer dans le cadre de ce stage « Fabrique de star ». Il s’agira forcément d’une initiation — en si peu de temps —, mais qui pourra ouvrir des perspectives...
YNG 

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Thursday, October 12, 2017

J’adore cette scène. (Je devrais faire du cinéma, je me trouve très bien.) Je ne joue pas mon propre rôle, je charge un personnage assez antipathique en fin de compte et ça m’amuse. Sarah et Théo (Gaël) jouent très bien ; Sarah n’a pas peur, j’ai été son (vrai) prof pendant six  semaines à l’Ecole du TNB et, avec Gaël, c’est une histoire d’amour qui commence (on a fait ensuite tout un tas de spectacles). Bref, ce n’est pas du tout la réalité de mes cours ni de mes stages, c’est tout le contraire. Ce film est une œuvre de César Vayssié. Moi, je me vois m’amuser à mettre tout un tas de choses dedans. J’aperçois même Claude Régy (« Pas de rigolade », c’est Claude Régy). A Lausanne, je vais donner un workshop, du 6 au 12 novembre prochain, au théâtre de l’Arsenic. Deux ouvertures publiques prévues le 11 et le 12. Titre du stage : FABRIQUE DE STAR. Eheh. Carrément, oui. Lire le texte de présentation. Le stage n’est pas cher pour la Suisse, mais un peu pour les petits Français : 300 CHF (un peu plus de 250 €), d’autant que, Lausanne, ville merveilleuse au soleil sur le lac (où je me suis baigné) et sous la vue des montagnes, il faut encore y aller, s’y nourrir et s’y loger. Pour le logement, mon assistant Aïdan Amore qui est du coin pourrait sans doute aider à trouver un accueil chez l’habitant. Précipitez-vous. Renseignements sur le site de l’Arsenic. Sinon lundi prochain les cours sur la Genèse ont lieu à 15h30 (jusqu’à 17h30) et — deuxième cours — à 18h (jusqu’à 20h).

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Tuesday, October 10, 2017

« On ne fait que parler des choses quotidiennes. »

« la capacité des choses à nous donner du bonheur »

« pourquoi il y a cette obsession pour les choses que nous n’avions pas dans le passé »


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Monday, October 09, 2017

P roust


« Donc c’est pas au langage que nous sommes suspendu mais à ce que vous appelez le sensible. 
— Tout à fait. Je crois que la philosophie contemporaine a fait une grande erreur lorsqu’elle s’est attachée au langage comme au moyen d’intelligibilité du monde et de soi-même ; en fait, la vie humaine est faite d’un commerce, d’un échange et de cette activité perpétuelle de se nourrir d’images, de sons, d’odeurs, etc. »


« Dans le rêve chacun est fait de la même substance que ce dont il rêve. Dans le rêve le moi n’est rien que cette espèce d’imagination flamboyante qui est en train de se métamorphoser à tout instant. »


« C’est là que nous vivons et nous ne pouvons vivre qu’à travers le sensible. »


« je dirais qu’il faut absolument être contre le réalisme, qui est un artifice, afin de se consacrer à la recherche de la vérité du réel, qui se cache parfois dans le rêve et dans la fiction. »

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« On transpire même en dormant, nous, pauvre gens. » 

« chaque être se mélange au monde par le souffle »

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L e Corps et la tête


« Le théâtre, c’est comme un être humain : la tête qui réfléchit, le corps qui exulte. »

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« Travaillez pendant que vous avez encore la lumière. »

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« comme si le malheur était un crime et la pauvreté une maladie »

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Sunday, October 08, 2017

J 'ai lu ce poème que Proust aimait beaucoup se réciter hier à Clermont-Ferrand


« Ici-bas

Ici-bas tous les lilas meurent,
Tous les chants des oiseaux sont courts ;
Je rêve aux étés qui demeurent
Toujours...

Ici-bas les lèvres effleurent
Sans rien laisser de leur velours ;
Je rêve aux baisers qui demeurent
Toujours...

Ici-bas tous les hommes pleurent
Leurs amitiés ou leurs amours ;
Je rêve aux bonheurs qui demeurent
Toujours… »

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L e Contraire


« le monde est de plus en plus en paix et on vous fait croire le contraire. » 

« A human being is not only a terrestrial being, but a cosmic one, connected by all molecules and particles or the body with the cosmos: with cosmic rays, its flows and fields. »

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E ncore un jeune gars sexy du show-biz (et avec de plus belles dents que les miennes) qui me ressemble un peu. Ne me demandez pas, j'ignore son nom


Photo de Laurent Dosse

T oute forme vivante


« toute forme vivante est à la fois forme du monde qu’elle à la fois produit et contemple » 

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T he Breaks


« We can’t press the breaks because nobody knows where the breaks are. »

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« the simulated rainy season begins »

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Titre :
Des choses dégueulasses 

Titre pour un livre sur Clermont-Ferrand :
Poussière de pneu

— La ville qui me file le plus le bourdon sur terre : ravie qu'elle te fasse un autre effet !
— Tu m'étonnes pas. J'aime les oxymores. Pas sexy = sexy. Inconnue = j'ai vécu là dans une vie meilleure. Pureté de l'air = rock&roll. Champignons sur le marché = je me damne. Province = sex. Cela dit, on m'a dit qu'il y a certains jours de la poussière de pneu dans l'air — ça m'a fait rêver ! (et, ça, ça doit te plaire, non ? poussière de pneu ?)

Titre : 
Cool décolonisation

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Titre : 
Un défaut de respiration

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L a Capacité à ressentir


« Que devons-nous faire pour éviter que le monde ne tourne mal ?
Y. N. H. Nous devrions investir davantage dans la compréhension et le développement de la conscience humaine — la capacité à ressentir —, plus que dans l’intelligence — la faculté de résoudre des problèmes. »

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« Le monde va beaucoup mieux et c’est nous qui décidons, en plus, de comment va le monde. »

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