Tuesday, April 27, 2010

"L'Apathie, un poisson"

Le café vide. Une heure perdue. C'est aussi qu'on entend Amy Winehouse qui prend la place. C'est aussi ça qui fait qu'on revient à la littérature. Je pense à ce que m'a dit Pamela, Thomas, ce matin, Luigia. Je pense à ce que m'a dit Arnaud, Pierre, Gérard - et Françoise. Je pense à ce qu'il faudrait faire pour survivre vivant dans ce jeu de rôles. Une conversation dans la cuisine (par le passe-plat), quelques soupirs du barman. Il en profite pour sortir déjà les petits ensembles poivre sel moutarde de l'étagère dessous le passe-plat. Mais la chanson n'était pas finie, elle revient. Amy Winehouse revient. Et puis ça fait dix-quinze minutes que je bloque sur un article (dans "Direct Matin") au titre intrigant : "L'Apathie, un poisson." "C'est bizarre d'être seul, dit le barman, seul au travail. D'habitude, on est trois. Y a personne qui est venu : ils sont tous malades. Je crois qu'ils ont trop picolé." Et puis je découvre la supercherie : "L'Apathie, un poison." Ah, ouais ! Le disque continue avec la chanson suivante. J'aime la chanson. J'aimerais bien qu'on continue avec cette opérette. "Le paradoxe de la vie actuelle réside dans la contradiction entre la variété des moyens de communication et la vacuité de l'écrasante majorité des messages. L'apathie citoyenne qui en découle est un poison. La prudence intériorisée est un autre venin." A bon entendeur, Thomas ! Pas Scimeca, pas Ferrand, pas Gonzalez, mais l'autre. Celui qui craint que je dise son nom... Celui qui comprend rien.

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