Monday, September 18, 2017

Tiens une citation de Verlaine : « Préférera les paysages »
Pas de nouvelles du Musée ? 
Et le livre ? 
News, quoi, 
Bisous, 
YN

Labels:

C ool


Quelle joie de te, certes revoir, mais surtout ce que tu as fait, ce que tu as apporté tout à l’heure ! Très fin. Passionnant pour moi. Cette façon qu’il y aurait de dire des choses très intelligentes et très présentes… enfin, je vais dire moins bien ce qu’on a commencé à dire ensemble tout à heure… J’espère qu’on pourra continuer ce travail… (au moins de temps en temps). Tu me diras tes horaires. Faire un cours de nuit pourquoi pas, mais… un peu plus normal, on va dire. Il y a aussi le dimanche. Je devais donner deux cours cette saison le dimanche et le lundi (au lieu du lundi et du mardi de l’an passé, le café ouvre maintenant le mardi), mais j’ai eu peur du trop, je me suis dit que je rajouterais le dimanche en cas de besoin… 

Labels:

A vallon


« Y a à la fois du fruit, un peu de fleur, un petit peu de caillou, mais avec beaucoup de fraîcheur. »

Labels:

P ENSER / QUE / CE / QUI / EXISTE / EST / LOIN / DE / REMPLIR / TOUS / LES / ESPACES / POSSIBLES


Je t'ai beaucoup cité dans les cours aujourd'hui, mais il y a une phrase (la plus nécessaire) que je ne retrouve pas, que je croyais avoir notée, alors évidemment comment la retrouver, tu dis qu'il y a beaucoup plus d'espace qu'on ne croit, d'espace vide, inexploré, dans les choses, etc. enfin c'est pas du tout ça... si tu vois... (je cherche encore…)

PENSER / QUE / CE / QUI / EXISTE / EST / LOIN / DE / REMPLIR / TOUS / LES / ESPACES / POSSIBLES

et puis NON PAS UNE IMAGE DEVIENT MONDE MAIS UN MONDE DEVIENT IMAGE ON FAIT UNE IMAGE-MONDE

Ah voilà ! C'est bien d'avoir l'auteur sous la main ! (J'avais deux-trois choses à demander aussi à Arthur, Oscar, Marcel et Charles, mais, bon, sont aux sports d'hiver)

Labels:

« Le Sage peut, dorénavant,
Assister aux scènes du monde,
Et suivre la chanson du vent,
Et contempler la mer profonde. »

Labels:

Sunday, September 17, 2017

« Il y a une perspicacité inconsciente dans l’emploi du mot personne pour désigner l’individu humain, comme cela se fait dans la plupart des langues européennes : car persona signifie en réalité « masque de théâtre » et il est vrai que nul ne se dévoile tel qu’il est ; tous, nous portons un masque et jouons un rôle. »

Labels:

Bonjour Yves-Noël, comment a été l'été ? Kataline m'a dit que tu recommençais les cours, autour de la Genèse.
Je crois que ce sera peut-être le même problème pour moi d'horaires, mais ce lundi, je peux venir, vers 19h, lire un texte que j'ai écrit sur les bébés et Rembrandt, qui devrait être publié par Sollers.
A cette heure-là, je pourrai passer demain, si ce n'est pas en pleine séance ? 
Amicalement,
Josselin

Bien sûr, viens ! 
C’est drôle, ton signe, car je viens à l’instant de tomber (à la BPI) par hasard sur « L’Infini » (mis en exposition je ne sais pas trop pourquoi) que je n’avais pas ouvert depuis mille ans et d’y trouver un texte de toi, « Nous sommes des bêtes, nous sommes sauvages », que je viens illico d'absorber et que j’adore surtout — tu fais comme Sollers — pour ses bonnes citations ! Je le photographie pour demain car il est en plein dans le thème (« être hanté par ce qui précède l’homme, des premières algues aux grands singes »)

Labels:

« Maintenant c’était un causeur évidemment très bien, mais il y avait des moments où il était un peu, un peu fatigant — Dans quel sens ? — Parce qu’il parlait beaucoup de lui. »

Labels:

L e Chemin de la forêt fondamentale


« Il me semble que tous nous regardons trop la nature, et vivont trop peu en sa compagnie. L'attitude des Grecs me paraît pleine de bon sens. Ils ne discouraient jamais sur les couchers de soleil, ni ne débattaient pour savoir si les ombres sur l'herbe était en réalité mauves ou pas. Mais il voyait que la mer est faite pour le nageur, et le sable pour les pieds du coureur. Ils aimaient les arbres pour l'ombre qu'ils projettent, et la forêt pour son silence à midi. »

Labels:

« L e temps échappe à toute image »


Le film de Frank Smith — filmé par Arnold Pasquier — qui s'appelle Le Film de l'impossible est sublime. Il s'agit d'un remake du Camion, de Marguerite Duras, il fallait oser, il l'a osé ; il n'y a plus de camion (ou peut-être au très loin au début, me dit Arnold), il n'y a plus que le désert de sel de Gerry (de Gus Van Sant) et un poète qui dialogue avec lui-même par la disponibilité d'un ami qui lui renvoie la balle et qui dit des choses comme : « Le film de l'impossible n'existe pas. Ce qui existe réellement, c'est le film de l'impossible en train de se faire ». Ou encore : « Car on ne veut pas grand chose ? — Rien ». Ou encore : « Ecrire, filmer, c’est supprimer ». Et enfin (je crois que ce sont les derniers mots) : « Un monde devient image — on fait une image-monde ». Vincent me dit que ça a rapport aussi avec La Région centrale, le film de Michael Snow (de 1971) où une caméra avait été inventée pour filmer dans toutes les directions un paysage sans présence humaine. Tout ce qui fait rentrer le réel ou le monde dans le monde est beau. « Le cinéma admet enfin le désert au-devant de lui »

Labels:

Saturday, September 16, 2017

L a Question de l’inattendu


Oscar Wilde, en quelques heures, était devenu un frère ; il me manquait, je voulais le lire encore. Avec Sébastien, on s’entendait bien. C’était lui qui avait eu l’idée et qui me l’avait proposée. Et maintenant j’avais mordu à l’hameçon et Oscar me manquait. On avait fait une résidence de quelques jours dans un lieu merveilleux avec des circassiens (les meilleurs amis du monde) (au bord du monde, justement, en équilibre) et on nous avait demandé de proposer une petite forme de fin de résidence, ce n’était pas obligatoire, mais comme il y avait un concert de prévu, ce jour-là, il y aurait du monde. On n’avait rien préparé, on n’avait pas grand chose, ce n’était que le tout début du travail. Eh bien, ce que je constate une fois de plus, c’est que ça marche : on peut faire spectacle de rien. On dit : on a très peu, on a un projet, on ne sait pas sous quelle forme, on peut vous faire entendre des bouts de musique qui peut-être donneront quelque chose, des bouts d’un texte. Et les spectateurs imaginent avec nous quel pourrait bien être ce spectacle — et ce spectacle futur, cette projection, ce désir de spectacle est peut-être le meilleur spectacle qui soit, au final.  A Paris je reviens pour voir le film de Bettina Atala auquel j’ai participé. Il est très, très drôle, je suis content, sauf d’un plan (zut !) C’était la dernière journée de tournage, il y avait un peu de tension, on était en retard, j’étais fatigué, je m’ennuyais et évidemment ça se voit ! J’ai honte. Le reste des plans est parfait : je suis bien habillé, je m’amuse, je suis beau... Ce sont mes débuts au cinéma. Je serais moi, je m’emploierais de nouveau ! Après le film projeté au festival Hors Piste du Centre Georges Pompidou (demain à 15h, le film de Frank Smith), j’emmène  Balthazar et Jonathan au vernissage de Bruno Perramant. Dominique nous rejoint. Que dire ? je ne sais rien dire sur la peinture de Bruno Perramant — qui me bouleverse — et, qui plus est, j’ai beau en faire la pub, je ne suis pas sûr que je fasse tant d’adeptes. C’est comme avec Laurent Chétouane (en danse). On dirait que les artistes que littéralement je vénère, qui me sont nécessaires comme respirer laissent au contraire facilement indifférents mes amis les plus proches. Je me souviens, au moment du 1er Avril des Bouffes, j’avais envoyé toute la troupe (immense) du spectacle voir l’expo (précédente à celle-ci) de Bruno et seul mon père y était allé, seul mon père avait travaillé à partir des photos de tableaux que j’avais postées sur mon blog. Eh bien, maintenant, mon père sera dans le livre sur Bruno qui sort bientôt. La galerie qui expose (qui s’appelle In Situ) a déménagé tout tout près de chez moi, au 14, boulevard de La Chapelle, ce qui promet que j’y sois presque tous les jours et que je peux vous y mener. Vous pouvez y aller sans moi, mais je peux aussi vous montrer les tableaux. Pendant que nous bavardions tout à l’heure, les tableaux diffusaient, je les avais dans l'œil, et je pensais : C’est comme un arrière-fond qui est vrai. Oui, c’est ce que je peux dire de cette expo sans pouvoir rien en dire : — C’est comme un arrière-fond — qui est vrai. —

Labels:

B ourgogne



Labels:

Friday, September 15, 2017

D emain et j'y serai !


BRUNO PERRAMANT 
Or, The Whale  
épisode 3 
16.09 — 21.10.2017 

VERNISSAGE 
SAM. 16.09.2017, DE 18H À 21H 

IN SITU 
FABIENNE LECLERC
14, BOULEVARD DE LA CHAPELLE 

Labels:

The Meaning of Sorrow

« il est beaucoup plus difficile de parler d’une chose que de la faire »

« Selon Hegel, il faut, pour que la vie perdure, que chaque chose soit l’autre d’elle-même »
« l’artiste ayant pour mission de percevoir l’objet tel qu’il n’est pas et de rendre compte de l’autre dans le même »
« En art, est vérité ce dont le contradictoire est également vrai. »
« Aristippe de Cyrène, qui considérait le bonheur comme la somme des plaisirs et des instants privilégiés »
« Whistler, qui décrit l’artiste comme « un monument d’isolement » »
« seul importe le battement permanent entre deux pôles, ce dont sa thématique et ses principes d’écriture rendent largement compte »
« vermouth à l’orange amère »
« Sans égoïsme, les gens sont incolores. Ils manquent d’individualité. »
« Elle portait un pourpoint de velours vert mousse, avec des manches couleur cannelle »
« comme une fleur foulée au pied »
« On eût dit que les oiseaux chantant dans le jardin noyé de rosée parlaient d’elle aux fleurs. »
« Ne vous fiez jamais, quel que soit son âge, à une femme qui porte du mauve, ni à une femme de plus de trente-cinq ans qui aime les rubans roses. »
« La conscience nous rend tous narcissiques. »
« Jeunesse éternelle, passion sans limites, plaisirs subtils et secrets, joies sauvages et péchés plus sauvages encore : il lui fallait tout cela. »
« Critiques et louanges me louent et m’abîment sans comprendre un mot de ce que je suis. Toute la valeur, ils n’ont jamais parlé de cela, c’est que je suis un homme pour qui le monde visible existe. »

Labels:

Thursday, September 14, 2017

T he Meaning of Sorrow


« L’humanité se prend trop au sérieux. C’est là le péché originel du monde. Si les hommes des cavernes avaient su rire, l’Histoire aurait été bien différente. »

« Il charma ses auditeurs jusqu’à les faire sortir d’eux-mêmes, et ils suivirent sa flûte en riant. »

« Le ciel, par-dessus, était comme une rose aux couleurs fanées. »

« C’est également dans notre tête, et seulement dans notre tête, que se produisent les grands péchés du monde. »

« C’est dans le  cerveau que le coquelicot est rouge, que le pomme est parfumée et que chante l’alouette. »

« je vois également que pour Jésus l’imagination n’était rien d’autre qu’une forme de l’Amour. »

« Sa justice est tout entière justice poétique, et c’est exactement ce que doit être la justice. »

« Pour lui il n’y avait pas de lois, rien que des exceptions. »

« Il considérait la richesse comme un boulet pour l’homme. »

« il prêcha l’importance capitale qu’il y a à vivre entièrement dans l’instant »

E n ayant pensé à ma mère un peu auparavant de cette façon
« Mais d’une manière que le monde n’a pas comprise, il considérait le péché et la souffrance comme beaux en soi, comme choses saintes et modes de la perfection. » 

« pris la pauvreté pour épousée »

Il voulait écrire un livre sur les rapports de la vie artistique et du comportement. Comme Duras disait (nous avait dit, je l’ai entendu) : « C’est quand même bien foutu, mes livres… — Ah oui, c’est très bien foutu, vos livres, Marguerite ! — Non, c’est vrai… mais alors pourquoi ma vie c’est n’importe quoi ? » C’est cet élargissement de la qualité artistique (du talent artistique) à la vie tout entière qui inquiète Duras, Rimbaud ou Wilde. (Rimbaud au maximum. Et on en sait la réponse.) Et qui ramène au Christ, l’artiste par excellence dont l’œuvre est de « changer la vie ».

Labels:

Wednesday, September 13, 2017

Ma chérie, je suis en Bourgogne dans un château dans la tempête, mais bien trop loin de la gare (finalement) pour que je revienne pour ton merveilleux dîner. Je revois Frédéric à la boutique samedi (bref, j'y suis toujours fourré) et j'ai porté ton pantalon beige en velours côtelé dimanche au musée de la Chasse. T'embrasse, Yvno

Labels:

L ’autre côté


« C’est le spectateur, et non la vie, que reflète en réalité l’art. »

« L’âme nait vieille dans le corps ; c’est pour la rajeunir que celui-ci vieillit. »

« Dorian Gray, le visage enfoui dans les grandes grappes fraîches de lilas, absorbant fiévreusement leur parfum comme si c’eût été du vin. »

« But I never saw a man who looked
           So wistfully at the day. 

I never saw a man who looked
     With such a wistful eye
Upon that little tent of blue
   Which prisoners call the sky,
And at every drifting cloud that went
      With sails of silver by.»

« Yet each man kills the thing he loves »

« And all men kill the thing they love,
        By all let this be heard,
Some do it with a bitter look,
     Some with a flattering word,
The coward does it with a kiss,
    The brave man with a sword! »

Titre pour un livre (mais quel faudrait écrire) :
Le Destin du lecteur
(ou peut-être un roman policier)

« Souvent, dans le passé, je t’avais dit que tu détruisais ma vie. Tu en avais toujours ri. »

« à la vérité elle-même j’attribuai pour royaume légitime le faux tout autant que le vrai »

« Ceux qui possèdent beaucoup sont souvent avides. Ceux qui ont peu partagent toujours. »

« changer en mal les aspects purs de ma vie, et en bien les aspects impurs »

« un esprit habite les choses extérieures et se vêt tout autant de terre que d’air, de brume que de cités »

« Pour un beau corps, le plaisir, mais pour une âme belle, la souffrance. »
Oscar Wilde trouve les mots pour dire ce qu’il est (tant de formules exactes)

« Le Créateur de la misère n’est-il pas plus sage que vous ? »

« l’étrange pauvreté du riche »

Titre d’un spectacle : 
De la pitié pour les riches

« et la vie d’un enfant n’étant rien d’autre qu’une journée d’avril où les narcisses  reçoivent à la fois pluie et soleil »

Rêver des spectacles suffirait
mais rêver solide

Labels:

« Tiens, j'ai pensé à toi : « Les meilleurs portraits photographiques sont ceux qui saisissent en une fraction de seconde une parcelle de temps qui semble plus longue qu'elle n'était. » (David Hockney). Toi, tu es la reine de cette parcelle de temps. T'embrasse, Yvno

Labels:

A propos des vaccins


« There are only two tragedies in life: one is not getting what one wants, and the other is getting it. »

Labels:

Tuesday, September 12, 2017

O scar, premier jour


« Tout ce qui est gagné pour la vie est perdu pour l’Art », avait coutume de dire Wilde, et voilà justement pourquoi cette vie de Wilde est tragique. — « Alors, il faut toujours s’adresser à l’Art ? » faisait-il dire dans le meilleur dialogue de ses Intentions. — « Toujours, répondait le second personnage, car l’Art ne nous blesse jamais. »

« Je traitais l’art comme la réalité suprême ; la vie comme une branche de la fiction. »

— C’est toi ?
— Oui, c’est moi…
— Peut-être

Je commence un travail sur Oscar Wilde, mais comme tout s’enchaîne, je pense — de la même façon que lundi je pensais au Rimbaud de l’Opéra-Comique — à mes élèves du cours d’interprétation à qui je demande de travailler sur la Genèse. Et voici une citation d’Oscar Wilde qui le prouve : « Néanmoins, je crois qu’au commencement Dieu fit un monde pour chaque homme en particulier, et c’est dans ce monde, qui est au-dedans de nous, que nous devons chercher à vivre. »

« De l’autre côté du mur de la prison, quelques pauvres arbres noircis de suie sont en train de se couvrir de bourgeons d’un vert presque perçant. Je sais parfaitement ce qui leur arrive : ils trouvent leur expression. »

« La place du Christ, en vérité, se trouve parmi les poètes. »


Labels:

L ’Ecole


« Quand quelqu'un arrive à passer le cap de l'école — que j'appelle un cimetière de muses — tout en gardant son innocence, et même pour elle quelque chose de l'ordre du cristal, c'est remarquable, il ne faut pas laisser passer ça. »

Labels: